La question juive des modernes: Philosophie de l'émancipation (French Edition)
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La question juive des modernes: Philosophie de l'émancipation (French Edition)

Plusieurs métaphores viennent à l’esprit pour appréhender ce sous-groupe éclaté qui ne s’auto-désigne comme tel que dans des conditions externes très particulières, et maintient en son sein une indétermination d’appartenance paradoxalement constitutive. Quelle que soit leur force d’évocation
Or, ce sont des individus — pourquoi les prend-on pour une généralité ? C’est qu’ils sont « si différents ». Oui, vraiment différents. Et sans doute étranges dans leur différence précisément. Ils sont plus différents qu’« on ne l’est »36
Nous le savons, c’est éternel. Il n’y a que le non-juif qui oublie vraiment, qui ne sait pas que
Par là, ils fournissent une sorte de ressource d’identité nouvelle sur un plan à la fois politique et social. Et il est significatif qu’ils le fassent précisément en revenant au judaïsme par le biais d’une réflexion sociopolitique, en le déclinant expressément en termes sociopolitiques, et non pas théologiques5.
en réalité, c’est surtout l’affirmation que les différences ne
Selon Salvador, en effet, c’est en démontrant l’actualité radicale, inouïe, de la législation de Moïse, que l’on atteste de la nécessité de la présence des juifs dans le « dénouement » d’une histoire politique qui est celle de l’humanité comme telle10. La thèse du livre,
Plus encore, le malheur général ne sera vu en vérité que si l’on emprunte une autre voie que la dénonciation de l’oppression indifférenciée.
La Révolution avait certes rompu ou distendu les liens établis par les hommes, mais ce faisant, elle avait rendu pour la première fois les hommes conscients de ces liens naturels34.
Job est juif, résume encore Lazare, parce que le problème du mal a pour lui un sens éthique, et non pas métaphysique27. Mais surtout, le